UNE ETUDE COMPARATIVE DE LA FRANCOPHONIE ET DU COMMONWEALTH
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UNE ETUDE COMPARATIVE DE LA FRANCOPHONIE ET DU COMMONWEALTH
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INTRODUCTION
Selon le dictionnaire Le Petit Larousse (2004), une organisation internationale est un groupement composĂ© dâEtats, Ă vocation soit universelle, soit rĂ©gionale ou continentale Le dictionnaire Le Nouveau Petit Robert (2007), de sa part dĂ©finit une organisation comme une association qui se propose des buts dĂ©terminĂ©s. Davantage, la Commission de Droit International dĂ©finit une organisation internationale comme toute organisation instituĂ©e par un traitĂ© ou un autre instrument rĂ©gi par le droit international et dotĂ© dâune personnalitĂ© juridique internationale propre. Une organisation peut comprendre parmi ses membres des entitĂ©s autres que des Etats.
Il est Ă©vident, dâaprĂšs ce qui prĂ©cĂšde ,quâune organisation internationale est une association dâEtats souverains Ă©tablie par un accord entre ses membres et dotĂ©e dâun appareil permanent dâorganes communs chargĂ© de la rĂ©alisation des intĂ©rĂȘts communs par une coopĂ©ration entre eux. Les organisations internationales possĂšdent une personnalitĂ© juridique distincte ou indĂ©pendante de celle des Etats membres.Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, toutes organisations peuvent ĂȘtre de deux types : Organisations Intergouvernementales (OIG) : ContrĂŽlĂ©es par les gouvernements de divers pays Organisations Non-gouvernementales(ONG) : Qui Ă©manent de membres privĂ©s de divers pays Il est Ă noter que ces organisations couvrent tous les champs des activitĂ©s humaines. Par exemple, il y en a certaines organisations Ă vocation planĂ©taire tel que :
Lâorganisation des Nations Unies (ONU), sur le plan politique.
Lâorganisation des Nations Unies pour lâEducation, la Science et la culture(UNESCO), sur le plan culturel.
Lâorganisation Mondiale de la SantĂ© (OMS), sur le plan de la santĂ©.
Il y a aussi certaines organisations internationales à champ géographique comme :
lâUnion EuropĂ©enne et lâUnion Africaine, consacrĂ©e Ă une rĂ©gion particuliĂšre du monde.
La Francophonie et le Commonwealth, pour des pays qui ont des affinitĂ©s culturelles ou historiques spĂ©cifiques.Â
lâOrganisation des pays exportateurs de pĂ©trole (OPEP), pour des pays qui ont des intĂ©rĂȘts communs. De ce fait, la thĂ©matique de ce mĂ©moire est : Une Etude Comparative de la Francophonie et du Commonwealth.Notre travail sera divisĂ© en trois, chapitres. Le premier et le deuxiĂšme chapitres seront consacrĂ©s Ă une Ă©tude de lâhistoire, la dĂ©finition, les objectifs, les pays membres, la structure de la Francophonie et du Commonwealth respectivement. Dans le troisiĂšme chapitre, nous parlerons des similaritĂ©s, des diffĂ©rences et des insuffisances que nous pouvons constater entre ces deux organisations.
Ce qui nous a motivĂ© Ă choisir ce thĂšme est le dĂ©sire dâexaminer les relations qui peuvent exister entre ces deux organisations. Il est important de savoir quâavec lâĂ©volution du temps, la Francophonie et le Commonwealth font lâobjet de multiples dĂ©finitions .Mais que signifient-ils aujourdâhui ? Quelles sont leurs racines historiques, politiques, et culturelles ? ReflĂštent-ils la Francophonie et le Commonwealth vĂ©cus ? En bref, de quoi parle-t-on quand on parle de la Francophonie et du Commonwealth ? La comparaison Ă©tant un formidable outil heuristique de comprĂ©hension de soi, lâoptique privilĂ©giĂ©e ici est celle de la comparaison du monde francophone et anglophone reprĂ©sentant deux grands espaces linguistiques mondiales. Enfin, dans la conclusion nous parlerons de la contribution de notre travail à la connaissance en gĂ©nĂ©ral.
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CHAPITRE UN: LA FRANCOPHONIE
LA DEFINITION DE LA FRANCOPHONIE
Guillou (1993 :9) dĂ©finit la Francophonie comme ââun impĂ©ratif national de la France dans sa double dimension de la promotion de la langue française et de la construction dâun espace de coopĂ©ration et de solidaritĂ© privilĂ©giĂ© entre les pays qui ont cette langue en partage.ââ Davantage, selon le site internet, lors dâun sĂ©minaire intitulĂ© « De la Colonisation Ă la DĂ©colonisation » qui avait pour thĂšme « La Francophonie » en 2004, Hermann donne deux dĂ©finitions  à la Francophonie :
La Francophonie avec un (f) minuscule, qui dĂ©signe le plus souvent lâensemble de ceux qui Ă des degrĂ©s divers utilisent la langue française.
La Francophonie avec un (f) majuscule, qui dĂ©signe le plus souvent la Francophonie officielle avec lâensemble des gouvernements, des pays adhĂ©rents ou instances officielles qui utilisent le français dans leurs travaux et leurs Ă©changes et contribuent ainsi a la propagation dâune culture francophone dans le monde. Sonou (2009 :73) aussi dĂ©finit la Francophonie comme  lâassociation des pays ayant en partage le français comme langue officielle totalement dans leur diversitĂ© culturelle et linguistique. Ainsi, lâOrganisation Internationale de la Francophonie est une organisation socioculturelle, politique et linguistique.
Sâajoute Ă toutes ces dĂ©finitions celle de Deniau (1983 :20) pour qui : « La Francophonie ne dĂ©signe pas simplement une rĂ©alitĂ© linguistique, gĂ©ographique ou sociale, mais Ă©galement le sentiment dâappartenir Ă une communautĂ© ou les clivages gĂ©ographiques et politiques sâeffacent au profit dâune grande comprĂ©hension qui  nâexclut  pas le  respect des diffĂ©rences. » Selon le site internet, LĂ©opold Sedar Senghor dans son grand article « Le français, langue de culture » paru dans le numĂ©ro de novembre 1962 de la revue « Esprit » dit : « La Francophonie câest ce Humanisme intĂ©gral, qui se tisse autour de la terre :Cette symbiose des Ă©nergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se rĂ©veillent Ă leur chaleur complĂ©mentaire. » Ce mĂȘme site donne la dĂ©finition de la Francophonie proposĂ©e par lâactuelle secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Francophonie Abdou Diouf,  La Francophonie, selon lui, est une prise de conscience effective de notre solidaritĂ© naturelle et de notre fraternitĂ©, nĂ©es dâune approche analogue des affaires du monde Ă lâaide dâun mĂȘme instrument, la langue française.
Les facteurs communs dans les dĂ©finitions divers donnĂ©es par les diffĂ©rentes sources citĂ©es sont : Le partage dâune mĂȘme langue, câest-Ă -dire la langue française, Ă diffĂ©rents degrĂ©s dâun pays membre Ă lâautre et la coopĂ©ration. Alors ,on peut dire que la Francophonie est le regroupement des pays ayant en partage Ă diffĂ©rents degrĂ©s la langue française pour des raisons de coopĂ©ration dans les domaines de la linguistique, de la culture, de la politique et de lâĂ©conomie. Aujourdâhui la Francophonie dĂ©signe Ă la fois lâensemble des personnes qui parlent le français et lâensemble des pays ou rĂ©gions oĂč on parle le français .Il faut souligner quâon parle le français dans ces pays soit parce que câest une langue maternelle, soit parce que câest la langue de lâancien pays colonisateur, soit simplement parce que câest une langue apprise Ă lâĂ©cole. Il est nĂ©cessaire dâajouter, quâen dehors de lâaspect linguistique et gĂ©ographique, la Francophonie entend sortir du cadre historique et regarder vers lâavenir. LâĂ©largissement de la Francophonie est un dĂ©fi. « La Francophonie est passĂ©e de la langue Ă la culture, de la culture à la politique et de la politique à lâĂ©conomie » (Guillon 1993 :9). Des changements de thĂšmes nĂ©cessitĂ©s par la mondialisation.
LâHISTOIRE DE LA FRANCOPHONE.
Le terme de « francophonie » apparut pour la premiĂšre fois en 1880 .Le mot a Ă©tĂ© inventĂ© par le gĂ©ographe français Onesim Reclus (1837-1916) qui lâa employĂ© pour la premiĂšre fois pour Ă©voquer Ă la fois les populations et les pays qui, Ă divers titres, utilisent la langue française. Le mot « francophonie » de 1880 jusque vers les annĂ©es 1960, est restĂ© trĂšs peu utilisĂ©, on nâattendait plus parler du mot. Midiohouan (1994 :36) donne une raison Ă cette disparition du mot « francophonie » il asserte que câest : « âŠparce que les pays europĂ©ens intĂ©ressĂ©s Ă la diffusion du   français (France et Belgique) fondaient leur puissance, et leur puissance   et leur influence dans le  monde, non pas essentiellement sur la langue, mais sur la constitution dâempires  coloniaux, leur garantissant une domination  directe dont lâexpansion de la langue nâĂ©tait  quâun aspect et un instrument. »
Il est rĂ©apparu au moment ou la plupart des colonies africaines qui Ă©taient sous la domination de la France ont obtenu leur indĂ©pendance. La majoritĂ© des pays africains, colonies françaises, nouvellement indĂ©pendants voulaient continuer Ă avoir des rapports Ă©troits avec la France comme lâindique le site internet: « âŠAchevant son processus de dĂ©colonisation, la France sâen tient Ă une attitude prudente et rĂ©servĂ©e, tandis que les dirigeants africains, dont les prĂ©sidents  LĂ©opold Sedar Senghor, Hamani Diori et Habib Bourguiba, proposent dĂšs les annĂ©es  1960  la constitution dâune communautĂ© francophone. » De 1950-1970 on constate la crĂ©ation de nombreuses institutions qui ont Ă faire avec la langue française, parmi ces institutions câest lâOCAM: LâOrganisation commune africaine et malgache. Créée en 1966, câest lâOCAM qui va facilitĂ©e la rĂ©alisation du projet communautaire francophone comme lâindique le communiquĂ© final de la confĂ©rence des chefs dâEtats de lâOCAM à Tananarive en 1966 dans Sagbo, C. (1995 :16) :
« La confĂ©rence a entendu une communication du PrĂ©sident de la RĂ©publique du SĂ©nĂ©gal, M. LĂ©opold Sedar Senghor, sur la francophonie et a chargĂ© le PrĂ©sident en exercice de lâOCAM (M. Hamani Diori) et le PrĂ©sident Senghor de prendre les contacts utiles en vue de la rĂ©alisation de cette francophonie dans les domaines culturels et Ă©conomiques. » Les efforts qui ont suivis ce communiquĂ© ont abouti à lâorganisation de deux confĂ©rences des pays partiellement ou entiĂšrement de langue française de Niamey : La premiĂšre du 17 au 20 fĂ©vrier 1969 et la deuxiĂšme  du 16 au 20 mars 1970. La charte crĂ©ant lâAgence de coopĂ©ration culturelle et technique (ACCT) a Ă©tĂ© signĂ©e par 21 pays lors de cette confĂ©rence. Cette date du 20 mars deviendra en 1988 celle de la JournĂ©e internationale de la Francophonie. Selon le site internet: « AprĂšs un premier pas en 1970, avec la crĂ©ation de lâAgence de coopĂ©ration culturelle et technique, il faut attendre les annĂ©es 1980 pour assister  à une rĂ©elle reprise de cette idĂ©e : en 1986 se tient le premier sommet des chefs dâEtat et gouvernement francophone. » Cette date marque la crĂ©ation de la Francophonie, un sommet qui sâest tenu, pour la premiĂšre fois du 17 au 19 fĂ©vrier 1986 Ă Paris. Depuis 1986 la Francophonie a organisĂ© treize sommets, le dernier sommet de 2010 devait avoir lieu Ă Madagascar, mais les reprĂ©sentants de lâOIF ont dĂ©cidĂ© de tenir ce sommet Ă Montreux en Suisse Ă cause de la situation politique Ă Madagascar. Le sommet de 2012 est prĂ©vu pour Kinshasa en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
LA STRUCTURE DE LA FRANCOPHONIEÂ Â Â
Parler des structures de la Francophonie, câest faire allusion Ă toutes
les institutions, organes et associations qui, Ă divers titres et dans des
domaines variés, concourent au développement de la Francophonie .Les
structures de la Francophonie comprennent deux grandes parties :
La Francophonie institutionnelle (composĂ©e dâorganisme intergouvernementale)
La Francophonie associative (composĂ©e dâorganisme internationale non-gouvernementale)
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INTRODUCTION
Selon le dictionnaire Le Petit Larousse (2004), une organisation internationale est un groupement composĂ© dâEtats, Ă vocation soit universelle, soit rĂ©gionale ou continentale Le dictionnaire Le Nouveau Petit Robert (2007), de sa part dĂ©finit une organisation comme une association qui se propose des buts dĂ©terminĂ©s. Davantage, la Commission de Droit International dĂ©finit une organisation internationale comme toute organisation instituĂ©e par un traitĂ© ou un autre instrument rĂ©gi par le droit international et dotĂ© dâune personnalitĂ© juridique internationale propre. Une organisation peut comprendre parmi ses membres des entitĂ©s autres que des Etats.
Il est Ă©vident, dâaprĂšs ce qui prĂ©cĂšde ,quâune organisation internationale est une association dâEtats souverains Ă©tablie par un accord entre ses membres et dotĂ©e dâun appareil permanent dâorganes communs chargĂ© de la rĂ©alisation des intĂ©rĂȘts communs par une coopĂ©ration entre eux. Les organisations internationales possĂšdent une personnalitĂ© juridique distincte ou indĂ©pendante de celle des Etats membres.Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, toutes organisations peuvent ĂȘtre de deux types : Organisations Intergouvernementales (OIG) : ContrĂŽlĂ©es par les gouvernements de divers pays Organisations Non-gouvernementales(ONG) : Qui Ă©manent de membres privĂ©s de divers pays Il est Ă noter que ces organisations couvrent tous les champs des activitĂ©s humaines. Par exemple, il y en a certaines organisations Ă vocation planĂ©taire tel que :
Lâorganisation des Nations Unies (ONU), sur le plan politique.
Lâorganisation des Nations Unies pour lâEducation, la Science et la culture(UNESCO), sur le plan culturel.
Lâorganisation Mondiale de la SantĂ© (OMS), sur le plan de la santĂ©.
Il y a aussi certaines organisations internationales à champ géographique comme :
lâUnion EuropĂ©enne et lâUnion Africaine, consacrĂ©e Ă une rĂ©gion particuliĂšre du monde.
La Francophonie et le Commonwealth, pour des pays qui ont des affinitĂ©s culturelles ou historiques spĂ©cifiques.Â
lâOrganisation des pays exportateurs de pĂ©trole (OPEP), pour des pays qui ont des intĂ©rĂȘts communs. De ce fait, la thĂ©matique de ce mĂ©moire est : Une Etude Comparative de la Francophonie et du Commonwealth.Notre travail sera divisĂ© en trois, chapitres. Le premier et le deuxiĂšme chapitres seront consacrĂ©s Ă une Ă©tude de lâhistoire, la dĂ©finition, les objectifs, les pays membres, la structure de la Francophonie et du Commonwealth respectivement. Dans le troisiĂšme chapitre, nous parlerons des similaritĂ©s, des diffĂ©rences et des insuffisances que nous pouvons constater entre ces deux organisations.
Ce qui nous a motivĂ© Ă choisir ce thĂšme est le dĂ©sire dâexaminer les relations qui peuvent exister entre ces deux organisations. Il est important de savoir quâavec lâĂ©volution du temps, la Francophonie et le Commonwealth font lâobjet de multiples dĂ©finitions .Mais que signifient-ils aujourdâhui ? Quelles sont leurs racines historiques, politiques, et culturelles ? ReflĂštent-ils la Francophonie et le Commonwealth vĂ©cus ? En bref, de quoi parle-t-on quand on parle de la Francophonie et du Commonwealth ? La comparaison Ă©tant un formidable outil heuristique de comprĂ©hension de soi, lâoptique privilĂ©giĂ©e ici est celle de la comparaison du monde francophone et anglophone reprĂ©sentant deux grands espaces linguistiques mondiales. Enfin, dans la conclusion nous parlerons de la contribution de notre travail à la connaissance en gĂ©nĂ©ral.
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CHAPITRE UN: LA FRANCOPHONIE
LA DEFINITION DE LA FRANCOPHONIE
Guillou (1993 :9) dĂ©finit la Francophonie comme ââun impĂ©ratif national de la France dans sa double dimension de la promotion de la langue française et de la construction dâun espace de coopĂ©ration et de solidaritĂ© privilĂ©giĂ© entre les pays qui ont cette langue en partage.ââ Davantage, selon le site internet, lors dâun sĂ©minaire intitulĂ© « De la Colonisation Ă la DĂ©colonisation » qui avait pour thĂšme « La Francophonie » en 2004, Hermann donne deux dĂ©finitions  à la Francophonie :
La Francophonie avec un (f) minuscule, qui dĂ©signe le plus souvent lâensemble de ceux qui Ă des degrĂ©s divers utilisent la langue française.
La Francophonie avec un (f) majuscule, qui dĂ©signe le plus souvent la Francophonie officielle avec lâensemble des gouvernements, des pays adhĂ©rents ou instances officielles qui utilisent le français dans leurs travaux et leurs Ă©changes et contribuent ainsi a la propagation dâune culture francophone dans le monde. Sonou (2009 :73) aussi dĂ©finit la Francophonie comme  lâassociation des pays ayant en partage le français comme langue officielle totalement dans leur diversitĂ© culturelle et linguistique. Ainsi, lâOrganisation Internationale de la Francophonie est une organisation socioculturelle, politique et linguistique.
Sâajoute Ă toutes ces dĂ©finitions celle de Deniau (1983 :20) pour qui : « La Francophonie ne dĂ©signe pas simplement une rĂ©alitĂ© linguistique, gĂ©ographique ou sociale, mais Ă©galement le sentiment dâappartenir Ă une communautĂ© ou les clivages gĂ©ographiques et politiques sâeffacent au profit dâune grande comprĂ©hension qui  nâexclut  pas le  respect des diffĂ©rences. » Selon le site internet, LĂ©opold Sedar Senghor dans son grand article « Le français, langue de culture » paru dans le numĂ©ro de novembre 1962 de la revue « Esprit » dit : « La Francophonie câest ce Humanisme intĂ©gral, qui se tisse autour de la terre :Cette symbiose des Ă©nergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se rĂ©veillent Ă leur chaleur complĂ©mentaire. » Ce mĂȘme site donne la dĂ©finition de la Francophonie proposĂ©e par lâactuelle secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Francophonie Abdou Diouf,  La Francophonie, selon lui, est une prise de conscience effective de notre solidaritĂ© naturelle et de notre fraternitĂ©, nĂ©es dâune approche analogue des affaires du monde Ă lâaide dâun mĂȘme instrument, la langue française.
Les facteurs communs dans les dĂ©finitions divers donnĂ©es par les diffĂ©rentes sources citĂ©es sont : Le partage dâune mĂȘme langue, câest-Ă -dire la langue française, Ă diffĂ©rents degrĂ©s dâun pays membre Ă lâautre et la coopĂ©ration. Alors ,on peut dire que la Francophonie est le regroupement des pays ayant en partage Ă diffĂ©rents degrĂ©s la langue française pour des raisons de coopĂ©ration dans les domaines de la linguistique, de la culture, de la politique et de lâĂ©conomie. Aujourdâhui la Francophonie dĂ©signe Ă la fois lâensemble des personnes qui parlent le français et lâensemble des pays ou rĂ©gions oĂč on parle le français .Il faut souligner quâon parle le français dans ces pays soit parce que câest une langue maternelle, soit parce que câest la langue de lâancien pays colonisateur, soit simplement parce que câest une langue apprise Ă lâĂ©cole. Il est nĂ©cessaire dâajouter, quâen dehors de lâaspect linguistique et gĂ©ographique, la Francophonie entend sortir du cadre historique et regarder vers lâavenir. LâĂ©largissement de la Francophonie est un dĂ©fi. « La Francophonie est passĂ©e de la langue Ă la culture, de la culture à la politique et de la politique à lâĂ©conomie » (Guillon 1993 :9). Des changements de thĂšmes nĂ©cessitĂ©s par la mondialisation.
LâHISTOIRE DE LA FRANCOPHONE.
Le terme de « francophonie » apparut pour la premiĂšre fois en 1880 .Le mot a Ă©tĂ© inventĂ© par le gĂ©ographe français Onesim Reclus (1837-1916) qui lâa employĂ© pour la premiĂšre fois pour Ă©voquer Ă la fois les populations et les pays qui, Ă divers titres, utilisent la langue française. Le mot « francophonie » de 1880 jusque vers les annĂ©es 1960, est restĂ© trĂšs peu utilisĂ©, on nâattendait plus parler du mot. Midiohouan (1994 :36) donne une raison Ă cette disparition du mot « francophonie » il asserte que câest : « âŠparce que les pays europĂ©ens intĂ©ressĂ©s Ă la diffusion du   français (France et Belgique) fondaient leur puissance, et leur puissance   et leur influence dans le  monde, non pas essentiellement sur la langue, mais sur la constitution dâempires  coloniaux, leur garantissant une domination  directe dont lâexpansion de la langue nâĂ©tait  quâun aspect et un instrument. »
Il est rĂ©apparu au moment ou la plupart des colonies africaines qui Ă©taient sous la domination de la France ont obtenu leur indĂ©pendance. La majoritĂ© des pays africains, colonies françaises, nouvellement indĂ©pendants voulaient continuer Ă avoir des rapports Ă©troits avec la France comme lâindique le site internet: « âŠAchevant son processus de dĂ©colonisation, la France sâen tient Ă une attitude prudente et rĂ©servĂ©e, tandis que les dirigeants africains, dont les prĂ©sidents  LĂ©opold Sedar Senghor, Hamani Diori et Habib Bourguiba, proposent dĂšs les annĂ©es  1960  la constitution dâune communautĂ© francophone. » De 1950-1970 on constate la crĂ©ation de nombreuses institutions qui ont Ă faire avec la langue française, parmi ces institutions câest lâOCAM: LâOrganisation commune africaine et malgache. Créée en 1966, câest lâOCAM qui va facilitĂ©e la rĂ©alisation du projet communautaire francophone comme lâindique le communiquĂ© final de la confĂ©rence des chefs dâEtats de lâOCAM à Tananarive en 1966 dans Sagbo, C. (1995 :16) :
« La confĂ©rence a entendu une communication du PrĂ©sident de la RĂ©publique du SĂ©nĂ©gal, M. LĂ©opold Sedar Senghor, sur la francophonie et a chargĂ© le PrĂ©sident en exercice de lâOCAM (M. Hamani Diori) et le PrĂ©sident Senghor de prendre les contacts utiles en vue de la rĂ©alisation de cette francophonie dans les domaines culturels et Ă©conomiques. » Les efforts qui ont suivis ce communiquĂ© ont abouti à lâorganisation de deux confĂ©rences des pays partiellement ou entiĂšrement de langue française de Niamey : La premiĂšre du 17 au 20 fĂ©vrier 1969 et la deuxiĂšme  du 16 au 20 mars 1970. La charte crĂ©ant lâAgence de coopĂ©ration culturelle et technique (ACCT) a Ă©tĂ© signĂ©e par 21 pays lors de cette confĂ©rence. Cette date du 20 mars deviendra en 1988 celle de la JournĂ©e internationale de la Francophonie. Selon le site internet: « AprĂšs un premier pas en 1970, avec la crĂ©ation de lâAgence de coopĂ©ration culturelle et technique, il faut attendre les annĂ©es 1980 pour assister  à une rĂ©elle reprise de cette idĂ©e : en 1986 se tient le premier sommet des chefs dâEtat et gouvernement francophone. » Cette date marque la crĂ©ation de la Francophonie, un sommet qui sâest tenu, pour la premiĂšre fois du 17 au 19 fĂ©vrier 1986 Ă Paris. Depuis 1986 la Francophonie a organisĂ© treize sommets, le dernier sommet de 2010 devait avoir lieu Ă Madagascar, mais les reprĂ©sentants de lâOIF ont dĂ©cidĂ© de tenir ce sommet Ă Montreux en Suisse Ă cause de la situation politique Ă Madagascar. Le sommet de 2012 est prĂ©vu pour Kinshasa en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.
LA STRUCTURE DE LA FRANCOPHONIEÂ Â Â
Parler des structures de la Francophonie, câest faire allusion Ă toutes
les institutions, organes et associations qui, Ă divers titres et dans des
domaines variés, concourent au développement de la Francophonie .Les
structures de la Francophonie comprennent deux grandes parties :
La Francophonie institutionnelle (composĂ©e dâorganisme intergouvernementale)
La Francophonie associative (composĂ©e dâorganisme internationale non-gouvernementale)
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